La violence sexuelle à travers le monde

L’examen de la violence et des agressions sexuelles commande de sortir du plan individuel afin de fixer notre attention sur la société. Sinon, comment comprendre le pouvoir et les racines du patriarcat?

 

Perpétué à travers les siècles et l’histoire, le patriarcat traverse tous les pays et toutes les cultures. Il est impossible de le comprendre autrement lorsque l’on regarde le fléau de la violence et des agressions sexuelles qui touchent la planète entière, les crimes contre l’humanité commis quotidiennement envers les enfants, les fillettes et les femmes, et ce, peu importe où que nous habitions. Selon l’Unicef (http://www.unicef.fr/) :

 

 

  • 70 % des femmes seront confrontées à la violence physique ou sexuelle durant leur vie.

 

  • Une femme sur trois dans le monde, c’est-à-dire près d’un milliard de femmes, a été battue, contrainte d’avoir des rapports sexuels ou violentée d’une manière ou d’une autre au cours de sa vie.

 

  • Près de 50 % des femmes victimes d’un homicide sont tuées par leur partenaire masculin.

 

  • Dans certains pays, la violence sous toutes ses formes touche une femme sur deux.

 

  • En Europe, la violence domestique est, pour les femmes de seize à quarante-quatre ans, la principale cause de mortalité et d’invalidité, avant les accidents de la route et le Cancer réunis.

 

  • Au Portugal, 52,8 % des femmes sont victimes de sévices.

 

  • Une femme est tuée tous les trois jours au Royaume-Uni et en Allemagne, une tous les quatre jours en Espagne, une tous les cinq jours en France.

 

  • Quatorze-mille femmes ont été tuées par leur partenaire ou un membre de leur famille en Russie en 1999 et trente-six-mille femmes ont été battues quotidiennement par leur mari en 2003.

 

  • Aux États-Unis, une femme est maltraitée toutes les huit secondes.

 

  • En France, en une seule année, 1,6 million de femmes ont été victimes de la violence de leur mari, soit une femme sur dix.

 

  • Au Royaume-Uni, les services d’urgence reçoivent, en moyenne, un appel par minute concernant la violence intrafamiliale.

 

  • Les recherches montrent que seule une femme sur cent dénonce les mauvais traitements dont elle est victime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le patriarcat se nourrit, s’enrichit, se superpose et interagit simultanément avec d’autres sources d’oppression : le pouvoir hétérosexuel, le néocolonialisme, le racisme, le pouvoir économique. Enracinées, véhiculées et perpétuées à travers des structures sociales, politiques et économiques, ces oppressions maintiennent les femmes dans un statut d’infériorité propice à l’exercice de toutes sortes de violences, incluant la violence et les agressions sexuelles.

 

Depuis plusieurs années au MCVI, nous suivons de près le parcours des adolescentes et des femmes survivantes de violences et d’agressions sexuelles. Peu importe où et comment, toutes les agressions sexuelles ont un dénominateur commun : elles ont été commises par des hommes. Des conjoints, des membres de la famille, des membres des corps policiers, des professionnels, des membres de groupes armés de toute allégeance politique, des membres des bandes liées au crime organisé, des membres de forces armées, des membres d’organisations humanitaires et la liste est longue.

 

Tous les agresseurs ont également un dénominateur commun : celui d’être imprégnés et d’être porteurs du pouvoir patriarcal; un pouvoir qui leur confère un statut de supériorité et qui rend légitime leur crime à l’égard des femmes. Celles dont le statut d’infériorité et d’inégalité est ancré dans la mémoire du temps et actualisé à travers les lois, les politiques, les programmes, l’interprétation des textes religieux, et plus quotidiennement, les médias, la pornographie pour ne citer que quelques exemples. Ainsi, chaque agresseur trouve son statut renforcé, son comportement justifié, banalisé et possible.

 

 

Toutes égales face à la violence et les agressions sexuelles

 

Le MCVI reconnait que toutes les femmes ne sont pas égales face à la violence. Si l’analyse féministe des pays du Nord a été largement répandue et divulguée, il n’est pas pour autant universel et porteur de justice et d’équité entre les femmes. Ce féminisme est profondément imprégné des expériences colonisatrices des pays du Nord et ignore en premier lieu les oppressions qui découlent des rapports de domination colonialistes entre les pays, entre les groupes et entre les individus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conscientes de ces rapports, conscientes des limites de l’analyse féministe du Nord, nous avons travaillé pour mieux comprendre comment et pourquoi les violences et les agressions sexuelles sont un des effets dévastateurs de l’entrecroisement, du renforcement et la combinaison des diverses oppressions.

 

 

Quels sont les différents visages de la violence?

 

 

L’inceste

 

Les femmes survivantes d’inceste ont été dans l’enfance victimes de maltraitance, d’abus sexuels et/ou physiques. Leur développement d’enfant a été perturbé.

 

Pour survivre émotivement à cette situation, non seulement d’abus, mais à tout ce qui en découle, l’enfant doit utiliser des mécanismes de survie qui sont pour la plupart très complexes. Ces mécanismes lui permettent de se faire un écran contre l’horreur, le désarroi et la confusion.

 

L’inceste est tout geste à caractère sexuel ou de nature sexuelle d’un adulte envers un enfant avec lequel cet adulte a un lien de parenté ou d’autorité parentale.

Par exemple, toucher les organes génitaux de l’adulte ou être touchée avec une partie du corps ou avec des objets; être regardé pendant l’accomplissement de gestes de nature sexuelle ou être forcé d’en regarder, soit à travers la pornographie ou encore une relation sexuelle entre adultes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’inceste, n’est pas une relation sexuelle puisqu’il ne peut jamais y avoir de consentement possible entre une enfant et un adulte; la notion de consentement n’existe pas entre un adulte et un enfant. L’adulte a toujours le contrôle de la situation, c’est lui qui décide, même dans « la douceur ». L’adulte manipule par la douceur de façon à faire croire à l’enfant qu’il a du contrôle, qu’il peut mettre fin à la situation quand il veut. Dans les faits, l’adulte sait ce qu’il fait et sait aussi comment parvenir à ses fins.

 

Les conséquences sont très importantes dans les cas d’inceste. D’abord, il y a la perte de confiance en l’adulte qui disait l’aimer, mais qui la trahit. L’enfant perd aussi confiance en lui-même et en sa capacité de réagir, de s’opposer et de se protéger.

Ensuite, il y a la confusion et la perte du sentiment de sécurité. L’enfant se retrouve face à un adulte qu’il aime, mais qu’il l’oblige à faire des choses qu’il ne veut pas. Alors que l’adulte doit protéger l’enfant du danger, il devient lui-même ce danger.

Finalement, il y a une confusion des rôles. L’enfant en gardant le silence se retrouve à protéger l’adulte.

 

Quand l’adulte utilise la douceur et manipule l’enfant par des touchers qui engendrent des sensations agréables, l’enfant vit une grande confusion. Le corps aime les sensations éprouvées tout en refusant le contexte. Souvent, l’enfant tente de contrôler son corps, de l’empêcher de réagir aux attouchements, de réprimer les sensations agréables sans y parvenir. Cette perte de contrôle du corps est souvent vécue comme une trahison du corps qui augmente le sentiment d’incompétence de l’enfant. Ainsi, il n’est pas rare de voir des adolescentes victimes d’inceste tenter de reprendre un certain contrôle sur leur corps, en contrôlant par exemple la nourriture qu’elles prennent. Les problèmes d’anorexie et de boulimie sont reliés à ce besoin d’exercer du contrôle sur le corps.

 

Le viol

 

Le viol peut être perpétré par un proche, une connaissance, un inconnu, dans le cadre d’une relation de couple ou du mariage.

 

L’agression sexuelle suite aux drogues du viol

 

 

L’agression sexuelle par intoxication involontaire est l’acte de mettre une substance dans la consommation d’une personne (GHB ou autre) ou d’amener une personne à consommer de façon excessive, afin qu’elle ne soit plus en mesure de consentir à une relation sexuelle. Comme une personne ivre ne peut consentir à une relation sexuelle, on parle inévitablement d’agression sexuelle. La drogue du viol la plus répandue demeure l’alcool.

 

L’agression peut avoir lieu même si la personne a volontairement consommé de l’alcool et/ou de la drogue. Le fait d’accepter une consommation ne signifie en rien que la personne autorise une relation sexuelle. Au contraire, l’agresseur profite de la situation de vulnérabilité de cette personne pour commettre un acte criminel.   

 

Plusieurs produits peuvent être utilisés comme drogue du viol. Les plus fréquents sont l’alcool, le cannabis, la cocaïne, le GHB, le Rohypnol et divers médicaments comme le Rivotril, l’Ativan et le Valium.

 

Les effets de ces différentes drogues peuvent commencer entre 20 et 30 minutes après leur consommation et peuvent parfois durer jusqu’à 12 heures. Le dépistage de ces substances dans le corps doit se faire rapidement puisque les traces d’une consommation disparaissent souvent en moins de 24 heures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment puis-je me sentir lors de l’administration de ces produits?

 

Différents symptômes sont associés aux drogues du viol. En voici quelques-uns : sensation d’avoir trop bu, vision rétrécie, perte d’équilibre, perte de contact avec la réalité, bouffées de chaleur, altération du jugement, perte de conscience, calme ou euphorie, absence d’inhibition, confusion, excitabilité ou agressivité, frissons, nausées, hallucinations, perte de mémoire, etc. Il est aussi possible que les drogues du viol endorment la victime pour une période de 8 à 24 heures.

 

 

Qu’est-ce que je peux faire?

 

Réagir rapidement dès les premiers signes. En parler à une personne de confiance comme une amie, un prof, un voisin, un parent ou encore un intervenant, et quitter les lieux rapidement en demandant d’être accompagnée. Si tu as des doutes et que tu crois avoir été victime d’une agression sexuelle à l’aide de drogues, tu peux te rendre à l’hôpital pour y passer un test de dépistage de drogue. Tu pourras aussi y recevoir les soins médicaux requis (pilule du lendemain, test ITSS, soin des blessures, etc.)

 

Si tu as besoin d’aide et de soutien, tu peux appeler différents organismes qui sauront t’apporter l’accompagnement nécessaire (CALACS, CSSS, police, CAVAC, etc.). Ces organismes peuvent t’accompagner en tout temps dans les démarches si tu désires porter plainte à la police pour l’acte criminel que tu viens de subir.

Dans quels endroits se trouvent les drogues du viol?  

 

Les drogues du viol peuvent être présentes dans plusieurs milieux comme les raves, les partys privés et les bars. Toutefois, prendre une drogue du viol inconsciemment signifie qu’une ou des personnes ont eu la volonté de l’administrer. Il est donc très important de rester vigilant :

 

  • Garder un œil sur son verre en tout temps

  • Ne pas accepter de consommation lorsqu’on ignore sa provenance

  • Refuser de se faire raccompagner par une personne avec qui on se sent mal à l’aise

  • Sortir en groupe dans les lieux plus à risque (bars, partys, raves, etc.)

  • Se fier à son intuition

 

Il n’en demeure pas moins que la meilleure défense contre ce type d’agression est non seulement la vigilance, mais aussi la solidarité. Si jamais une amie semble avoir un comportement inhabituel ou semble plus ivre qu’elle ne devrait l’être, il est important d’intervenir. Il ne faut surtout pas laisser une amie seule, même lorsqu’on désire quitter l’endroit.

 

L’humiliation dans un rapport sexuel

 

Lors d’un rapport sexuel, l’humiliation est tous gestes ou paroles visant la dégradation de l’image de soi et la disqualification. L’humiliation peut avoir pour but de détruire la confiance en soi de la femme afin d’exercer le pouvoir sur elle.

 

La femme est déqualifiée à chaque fois que son ou sa partenaire la juge inapte aux rapports sexuels, à penser à propos de ce sujet ou à lui faire croire qu’elle ne peut pas le faire ou que son avis ne doit pas être pris en compte.

 

Contacts non désirés

 

À chaque fois qu’une adolescente ou une femme a des contacts non désirés, il s’agit d’une agression sexuelle. En tout temps, il est possible de changer d’opinion et de se désister. Le droit de dire non est inviolable. Différents gestes peuvent être posés dans lesquels le degré de violence peut varier :

 

  • Les appels obscènes c’est-à-dire des appels avec un contenu sexuel. Leur but est d’intimider et de créer la peur et l’insécurité

  • Les baisers à caractère sexuel

  • Les attouchements (fesses, seins, cuisses, vulve, anus)

  • La masturbation (que ce soit de l’agresseur à la victime ou de celle-ci à l’agresseur)

  • Le contact oral génital : la fellation (intromission du pénis de l’agresseur dans la bouche de la femme) et le cunnilingus (contact buccal des organes génitaux d’une fillette, d’une adolescente ou d’une femme)

 

C’est le comportement d’une personne qui montre ses parties génitales en public.

 

Exhibitionnisme

 

 

Frotteurisme

C'est le comportement d’une personne qui cherche, souvent dans les endroits publics (parc, cinéma, métro), le contact physique avec d’autres personnes non consentantes.

 

Voyeurisme

 

L’attirance à observer l’intimité ou la nudité d’une ou d’autres personnes.

 

Le harcèlement sexuel

 

Il existe plusieurs définitions du harcèlement sexuel, mais de façon générale, le harcèlement sexuel comporte les caractéristiques suivantes :

 

  • Il est non désiré par la personne qui les subit;

  • Il est constitué de paroles, de gestes, de comportements ou de contacts physiques qui ont un caractère sexuel envers une autre personne;

  • Il est généralement répété, mais peut aussi être un seul acte grave;

  • Il peut avoir un effet négatif sur l’emploi, lorsqu’il est commis en milieu de travail, par exemple des conséquences directes comme le renvoi ou des mesures disciplinaires ou des conséquences indirectes comme une ambiance de travail empoisonnée.

 

Pour en savoir plus concernant cette définition et les aspects légaux du harcèlement sexuel en milieu de travail, vous pouvez consulter le lien suivant :

 

Educaloi, « Le harcèlement sexuel au travail », en ligne : educaloi.qc.ca <https://www.educaloi.qc.ca/capsules/le-harcelement-sexuel-au-travail>.

 

Le trafic et la traite des femmes et des enfants aux fins de l’exploitation sexuelle

Chaque année, entre 700,000 et 4 millions de femmes et d’enfants franchissent les frontières internationales comme victimes du trafic humain. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et la Commission des droits de la femme et de l’égalité des chances de l’Union européenne, entre 90 % et 92 % des personnes subissant la traite dans le monde le sont à des fins de prostitution et 48 % d’entre elles sont des enfants. 

 

Les termes « traite » et « trafic » sont souvent confondus. Le Bureau international des droits des enfants propose ces définitions :

 

 

La traite (Trafficking):

 

  • Implique une situation de force, de fraude ou de coercition;

 

  • Engage l’exploitation de la victime;

 

  • Résulte d’une entrée légale ou illégale au pays;

 

  • Comprend la traite interne et la traite externe;

 

  • Implique le déplacement de la victime.

 

 

Le trafic (Smuggling):

 

  • Nécessite le consentement de la personne;

 

  • Facilite l’entrée illégale au pays;

 

  • Implique le passage de frontières internationales;

 

  • Permet la liberté de se déplacer à l’arrivée à destination.

La prostitution

Pour le Mouvement contre le viol et l’inceste, la prostitution a de multiples facettes liées à la violence et à l’exploitation sexuelle des fillettes, des adolescentes et des femmes. La prostitution consiste à marchander le corps et la sexualité des femmes au profit de clients « prostitueurs » ou de proxénètes. L’écrasante majorité de ceux qui paient est des hommes, tandis que la plupart des personnes prostituées sont des femmes. Tant que des hommes voudront acheter des femmes sur le marché sexuel, toutes les femmes seront considérées comme potentiellement « prostituables ». Le principe même de la prostitution fait de l’ensemble des femmes une catégorie sous-humaine, inférieure à celle des hommes. Dans ce système, les femmes sont, en tant que groupe, assimilées à de la marchandise sexuelle. En ce sens, la prostitution est une institution profondément patriarcale.

 

Pour en savoir plus, consultez le dépliant de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) « Des CLES pour un monde sans prostitution », en ligne : lacles.org <http://www.lacles.org/wp/wp-content/uploads/dpliant-pour-site-web_des-cles-pour-un-monde-sans-prostitution.pdf>.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Mouvement contre le viol et l’inceste adhère à la Déclaration de principes suivante proposée par la CLES :

 

« Nous, citoyennes et citoyens du monde, engagées pour un monde d’égalité, de justice, de liberté, de paix et de solidarité,

 

 

  • Croyons qu’un autre monde est possible : un monde libéré de la prostitution et de toutes les autres formes d’exploitation sexuelle;

 

  • Considérons que l’exploitation sexuelle, fondée sur la marchandisation du corps et sur le contrôle de la sexualité des femmes par les hommes, se situe dans un continuum incluant la prostitution, la pornographie, le mariage forcé, le mariage par correspondance, l’esclavage sexuel, le trafic sexuel (interne et international) et les agressions sexuelles de toutes sortes;

 

  • Reconnaissons que la source de la prostitution est la demande créée par des hommes qui se donnent le droit d’acheter et d’exploiter sexuellement les femmes et les enfants;

 

  • Rappelons que la mondialisation du proxénétisme et du trafic sexuel, qui alimente l’industrie du sexe aux quatre coins du monde, touche 4 millions de personnes, surtout des femmes et des enfants, particulièrement des fillettes, issues des pays du Sud et d’Europe de l’Est (selon l’ONU);

 

  • Soutenons que la prostitution n’est pas un travail, encore moins une liberté ou un  “droit” de disposer de son corps, mais qu’elle est une aliénation et un rapport de pouvoir, conséquences des inégalités sociales et du manque de choix dans la vie de toutes les femmes;

 

  • Affirmons que l’industrie du sexe est profondément sexiste et raciste, qu’elle est fondée sur les inégalités entre les femmes et les hommes, entre les ethnies, entre les pauvres et les riches et entre les pays du Sud et du Nord;

 

  • Dénonçons l’industrie du sexe qui exploite la misère et la vulnérabilité des personnes et des groupes sociaux les plus fragilisés dans le contexte global de la mondialisation, notamment dans des situations marquées par la guerre, les conflits, les crises économiques, sociales, politiques et environnementales;

 

  • Refusons la répression, la discrimination et la criminalisation des personnes prostituées;

 

  • Revendiquons que la lutte contre toutes les formes d’exploitation sexuelle fait partie intégrante du combat pour le respect des droits humains et pour l’égalité entre les sexes et entre les peuples;

 

 

Solidaires de toutes les personnes exploitées sexuellement, nous nous engageons à ce que la lutte contre la prostitution et toutes autres formes d’exploitation sexuelle soit au cœur de nos orientations et de nos actions citoyennes pour le respect des droits humains, pour l’égalité entre les sexes, et pour l’élimination de la violence. »

Pour accéder à la Déclaration de principes de la CLES, consultez le lien suivant :

 

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, « Déclaration », en ligne : lacles.org <http://www.lacles.org/a-propos/declaration>.

C.P. 50009 Succ Jarry

Montréal, QC H2P 0A1

Canada

Pour nous joindre