Mythes et préjugés

 

Souvent transmis et colportés par la tradition orale, les mythes sont une explication qui propose une compréhension de certains aspects fondamentaux du monde, de la société ou d’une pratique sociale, qui devient souvent fondateur d’une pratique sociale basée sur ce même mythe. 

 

Le préjugé est un jugement préconçu sur une personne, une situation ou autre, sans en connaitre la nature profonde.

 

Particulièrement vrai dans le cas des agressions sexuelles, les mythes et les préjugés sont bien ancrés dans la société et trop facilement transmis. Seuls un positionnement individuel et collectif en faveur de l’égalité et de la volonté de connaitre la réalité qui entoure les agressions sexuelles permettront la fin de ces mythes.

Des exemples :

 

  • Les agresseurs sont inconnus de la victime.

    • FAUX : Plus de huit victimes mineurs sur dix (86 %) connaissent l’agresseur et près de sept victimes adultes sur 10 (68%).

 

 

  • Les victimes sont autant des hommes que des femmes.

    • FAUX : Les victimes sont en grande majorité des femmes et des enfants.

 

 

  • Les agresseurs sexuels sont autant des hommes que des femmes.

    • FAUX : Les auteurs d’infractions sexuelles étaient dans 97 % des cas de sexe masculin.

 

 

  • Les agressions sexuelles ont lieu dans une ruelle ou dans des endroits plutôt dangereux.

    • FAUX : Près de sept victimes sur dix (66 %) ont été agressées dans une résidence privée.

 

 

 

Tiré de : Les Statistiques de 2013 sur les agressions sexuelles au Québec.

Ministère de la Sécurité publique du Québec, « Statistique 2013 sur les infractions sexuelles au Québec » (2015), en ligne : securitepublique.gouv.qc.ca

<http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/police/publications-et-statistiques/infractions-sexuelles/2013.html>.

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